Le Blog Space chez Marud

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from marud

Salut, c’est moi, Marud.

Ça faisait bien longtemps que j’avais pas posé un petit bout de texte par ici, non ? Je pense que c’est l’occasion de remettre une petite couche dans ce coin sombre de l’internet. Et si on badait un peu ?

Hier (07/04/2026), j’ai sorti sur Peertube ma dernière vidéo, sur les mauvais doublages de jeux vidéos, leur impact sur le produit fini et sur la manière dont ils peuvent sauver un jeu mauvais ou flinguer un bon jeu.

C’était une vidéo assez longue en soi, dans tous les sens que vous pouvez imaginer. Les premiers recordings de jeux datent de juillet 2025 et les derniers de janvier 2026. C’était Dynasty Warriors le premier à y passer. Un enregistrement long et assez douloureux, le jeu n’était pas vraiment à mon goût d’un point de vue expérience de jeu (je n’avais pas du tout de plaisir à y jouer). Les autres étaient autrement moins compliqués à traverser.

Longue à alimenter.

La vidéo en soi dure 32 minutes. Cela faisait un bail que je n’avais pas eu de quoi faire aussi long et en aussi “peu” de temps. J’ai essayé à la fois de développer le propos et de rester “sobre” dans la durée de la vidéo, mais j’aurais à la fois voulu en dire plus et en dire moins.

Longue dans la durée.

Le montage a été compliqué. J’ai rencontré plusieurs problèmes, notamment sur le fait que j’avais énormément de matériau source (3 jeux complets, avec seulement certains passages notés) qui m’ont demandé beaucoup trop de recherche dans le montage pour arriver à remettre la main sur l’extrait qui démontre un argument que j’avance. Par exemple, j’ai mis un temps fou à retrouver l’extrait de Two Worlds 2 dans lequel on entends le même mot prononcé de 2 manières différentes par 2 personnes (Aurasssss et Aura). Pour reprendre le point sur la durée pour alimenter en matériau et le lier avec celui ci, sachez que j’ai uniquement joué à Two Worlds 2 pour le recording… et j’ai 31 heures de jeu. Donc 31 heures de recording. Donc 31 heures de matériau dans lequel chercher un petit bout de quelques secondes que je savais très approximativement où chercher, sans arriver vraiment à le trouver. La joie que j’ai eu à arriver enfin à mettre la main dessus n’aura jamais été aussi forte que la sensation de frustration et de colère de devoir chercher 10 secondes d’extrait dans 111600 secondes de footage.

Longue à mettre en forme.

Mais ce genre de choses, j’ai l’habitude. J’arrive à trouver beaucoup de plaisir dans le montage. Je retrouve des scènes ou des bouts de recordings amusants, avec les potes. J’ai l’excitation d’avoir une date où je les invite et où je sais que je dois être prêt. Où je dois avoir préparé les costumes. Préparé le set de tournage. Avoir rechargé les batteries. Tiré l’élec pour les lampes, etc. On commence le matin, je paye le petit déjeuner et on s’y met. On mange ensemble à midi, on reprend, et le soir, rincés, on se sépare chacun chez soi. Quand je dis qu’on est rincés, vraiment, on l’est. C’est du taf pour chacun, tout le monde connaît son rôle. Jack est à la caméra et à l’image, Svaljorn à l’audio, Antho au prompteur et au suivi des scènes, je dirige le tout. Et quand la journée de tournage est terminée, on a plus la force. On ne dirait pas, comme ça, mais on a le cerveau en ébullition sur toute une journée, on fait des aller-retour d’une pièce à une autre, on arrête pas. Bien souvent, je range le strict minimum une fois un tournage terminé, car j’ai les pieds en vrac et plus un pet’ d’énergie. Mais … c’est satisfaisant.

Sauf que tout ça, désormais, c’est… compliqué. Svaljorn a trouvé un boulot qui lui a permis de rejoindre son Alsace natale. On est passés à une distance de deux heures de route l’un est l’autre. Jack est allée avec, narmol quoi. Et moi, je ne m’imaginais pas leur infliger 4 heures de route pour mes vidéos. Et forcément, certainement parce que je suis un peu con, comme je ne peux plus inviter une partie de la troupe, je ne me vois plus inviter personne pour aider. Ce qui m’apparaît être déjà un gros boulot pour 4, je ne me vois pas le laisser à juste 2, Antho et moi.

Alors… je fais seul.

Grâce à mes mécènes, sur Liberapay, j’ai pu acheter un peu de matériel. Des lampes sans fil et un prompteur fonctionnel (l’ancien était imprimé en 3D et tenait plus du Jenga qu’autre chose). Ca m’a permis d’être plus efficace, seul. Le placement des light devient plus simple, la gestion du prompteur aussi (encore une fois, vraiment merci mais tellement pour ces gestes, qu’ils soient financiers ou humains).

Et dans tout ça, je prépare, seul.

Je m’enregistre, seul.

Je gère mes scènes, seul.

Les moments de rigolade entre potes à cause d’un même bafouillement 4 fois sur la même phrase deviennent des moments de colère envers moi-même.

La vue précise de Jack sur l’image et ses corrections à apporter se transforment en temps de travail supplémentaire en post ou en recordings refaits. Et en colère d’avoir à refaire.

Les soucis d’audio, de reverb excessive, de frottement de tissu ou les mots mal prononcés ne passent plus par l’oreille de Svaljorn et sont des nouveaux recordings, de l’usage abusif de filtres pour ne pas avoir à TOUT retourner. Et… encore de colère.

Et bien sur, penser avoir tout fait… Et ne pas avoir Antho qui a bien suivi la liste des scènes et qui me signale qu’il reste encore 1 fond vert à faire, mais l’avoir déjà remballé… Forcément, devoir tout déballer, remonter … pour 1 scène, ça n’aide pas à garder son calme.

J’ai tellement galéré. Tellement. Le moindre réglage qui m’oblige à sortir du champ et de l’endroit où je suis censé être, faire un réglage un peu au pif pour essayer de voir si une fois sur place ça fonctionne…

Aucun moment de réel amusement. Juste à essayer de finir vite, de passer au montage et de le terminer… Mais bon, TDAH oblige, faire un truc qui nous plait pas c’est un coup à retarder la finalisation du dit-truc. Et avec toute cette frustration, j’ai tout de même fait mon montage avec un regard très rabaissant sur la qualité de mon travail. Entre les problèmes audio, les scènes refaites, les soucis de footage impossible à retrouver, dire que c’était complexe serait un euphémisme.

La preuve en est, je met toujours des scènes post-crédits sur les vidéos plus longues et là… j’ai essayé de trouver des moments où je riais mais non. Rien.

Juste un étonnement de ma part de faire l’accent marseillais et un bafouillis. Voilà. Les meilleurs moments derrière la caméra.

Gwên trouve que le niveau augmente. Et merci, je suis vraiment content que ça t’ai plu, je fais ça pour que les autres trouvent leur plaisir, mais là, pour le coup, pas moi. Et le niveau qui a vraiment augmenté dans cette vidéo, c’est mon niveau de sel.

Vous savez où est passé le fun ? Ca se trouve il s’est barré en Alsace.

 
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from marud

Tire sur la manette une dernière fois.

Cette fois, c’est la bonne.

Cette fois, je vais me refaire.

J’ai déjà trop perdu, les stats ne mentent pas, la victoire est juste à quelques parties de plus.

Tout y est passé, je n’ai plus que quelques pièces, quelques parties.

C’est terrible de se dire qu’un jeu qui parle de l’addiction soit à ce point addictif. C’est assez paradoxal en soi, c’est la drogue qui parle de ses propres problèmes et de ses risques, c’est meta au possible.

Vous avez essayé Clover Pit ?

C’est un petit jeu qui fait pas mal penser à Buckshot Roulette, dans son principe comme dans ses graphismes, qui rappellent des jeux de PS1. Le concept est à la fois simple à appréhender et complexe dans ses mécaniques : vous jouez votre vie contre de l’argent, et vous combinez des objets pour avoir des effets qui vous feront tenir le coup.

Buckshot Roulette vous mettait face à un adversaire vaguement humanoïde, dans un environnement étrange ressemblant à l’arrière salle d’un club, lieu loin de tous les regards où vous jouiez à la roulette russe avec un fusil à pompe.

Clover Pit vous met face à … vous même. Vous êtes seul, dans une pièce de 3m², avec une machine à sous d’un côté, un distributeur / avaleur de pièces d’un autre, un présentoir à objets sur le troisième avec un téléphone rouge d’urgence et enfin, sur le dernier flanc : une porte. Lourde. Verrouillée. Avec des barreaux. C’est une porte de prison, et la salle de jeu est votre geôle. Le sol et le plafond ? Vous ne voulez pas les regarder. Le premier est un grillage qui vous donne la vue sur ce qui vous attends lorsque vous perdez : une chute dans une fosse aux profondeurs insondables. Le second est un infini obscur qui ne vous surprendrait pas de voir vomir des hordes de créatures infernales, monstres ailés ou insectes avec bien trop de centimètres, d’yeux ou de pattes. Et le jeu vous le fait comprendre, scrutez l’un ou l’autre et votre vision commencera à se déformer face à cette étendue sans fin.

Pourquoi êtes vous là ? Vous n’en avez aucune idée.

Qu’est ce que vous devez faire ? La seule information à votre disposition est entre ces 4 murs : vous devez jouer. On vous fournit quelques pièces, et un objectif à atteindre pour pouvoir continuer quelques parties supplémentaires.

N’atteignez pas cet objectif, et le sol se dérobera sous vos pieds.

Atteignez le, et le pallier suivant s’éloigne un peu plus du précédent.

Pile vous perdez, face vous perdrez plus tard.

Mais pourtant, on vous propose à certains moments de gagner des clés… Pour ouvrir la porte ? Non. Pour ouvrir des tiroirs, dans lesquels vous trouverez parfois des morceaux de cadavre qui vous rendront la partie plus dure encore, au cas où le jeu normal soit “facile”.

Et dans cette absurdité, cet antichambre de l’enfer où vous êtes et où vous revenez en boucle, mort après mort, plongeon après plongeon, vous arrivez doucement à grappiller un peu plus de choix. Un peu plus de possibilités. Un artefact qui peut vous sauver la mise. Parfois, un coup de téléphone qui vous donnera un coup de pouce, ou qui vous fera de votre épreuve de survie un tourment plus grand encore.

“Rappelle toi ce que tu as fait.”, nous assène notre interlocuteur, sans qu’aucun souvenir ne nous revienne. Juste… jouer. Quelques pièces de plus dans la machine. Le son robotique du bandit manchot qui nous assène d’un “Let’s go gambling” alors que défilent les symboles en boucle, avant de s’arrêter sur une combinaison qui nous offrira peut être assez pour continuer de payer quelques échéances, peut être même ouvrir cette porte éternellement fermée.

Et l’addiction du personnage devient la notre.

Quelques pièces.

Quelques combinaisons.

Ne plus réfléchir à autre chose que la manière dont on pourra continuer de gagner en fermant les yeux sur des statistiques qui, on le sait, finiront par être plus fortes que nous.

Perdre la notion d’un temps qui n’a plus vraiment de sens, uniquement rythmé par la voix de l’annonceur, les appels téléphoniques et le grincement inquiétant de la trappe sous nos pas.

Let’s go gambling.

 
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from marud

J’aime pas les shorts.

Cette phrase, vous pouvez l’enregistrer avec la voix du Schtroumpf grognon, parce que c’est un peu l’esprit.

Je parle pas du vêtement, je parle de ce format de vidéo, addictif, vite consommé, qui n’apporte rien… le fast food du cerveau. J’ai toujours détesté ce format, il est pour moi ce que le tweet est à l’échange écrit, une forme abrégée qui retire toute possibilité de développer quelque chose au profit d’instantané.

Tiktok en grand leader du format, il a vite été copié par Youtube qui marche sur le même système de quick dopamine, et ce format est ultra dégueu. Les “pranks” pourris, fausses mises en scène et autres courts métrages avec voix robotique y sont ici le summum de l’intelligence et de la culture… Tout ce que je conchie.

Et… la suite de cette phrase, je ne vois pas comment l’annoncer correctement.

Me voilà avec une chaine Tiktok, et avec des shorts Youtube que je poste de manière programmatique… Je vous avoue avoir un peu la gerbe. Mais à situation désespérée, mesures désespérées… Après avoir mille et une fois ressassé mon désespoir quant à l’absence d’avancée sur la chaine, on m’a pour la mille et unième fois répondu : fait des shorts. Au bout d’un moment, il faut accepter que le problème est peut être lié à ça, mon absence de visibilité sur les réseaux avec leurs formats adaptés.

Donc, j’ai fait le nécessaire, j’ai créé mon compte Tiktok, et j’ai mon petit nombre de vidéos programmées pour sortir tous les jours ou deux jours. Pareil pour youtube, sur la chaine, où les shorts sortent au même rythme.

Et le constat est assez simple : les vidéos se voient. Entre 300 et 500 vues en moyenne. C’est à la fois plus qu’imaginé et moins qu’espéré. J’y coupe juste certaines blagues de vidéos, mises en format vertical, avec des smiley dégueulasses et quelques infos sur la chaine. On m’a demandé la suite et la source pour une, mais pour l’instant, l’impact sur la chaine est de 0 nouveau follower suite à ça. C’est encore frais, mais je ne sais pas si ça va changer quoi que ce soit… Le format entre le short et la vidéo complète est également comme le public qui regarde le short et le public qui regarde la vidéo complète : incompatible. D’un côté c’est fast-food, de l’autre c’est prendre le temps de regarder. J’ai l’impression de chercher à lier 2 mondes incompatibles dans une tentative désespérée d’avoir un pied dans un algorithme quelconque…

Et j’en tire uniquement de la frustration, de cette situation. Pas de faire de la vidéo et de faire marrer les gens, juste de ne pas arriver à faire marrer plus de gens. Le sentiment d’injustice est vraiment quelque chose que difficile à encaisser me concernant et je sais bien que je ne devrais pas regarder les chiffres plus que de raison, mais j’y met tellement de temps, d’énergie et de bonne volonté que c’est mon seul marqueur global, en fin de compte. Global, parce que j’ai toujours Lucilia et Pacmiam qui continuent à montrer à leur manière cette approbation, par le biais des dons, et on ne dirait pas comme ça, mais je vais enfin pouvoir utiliser leur aide à bon escient (j’en parlerai dans la prochaine vidéo je pense), mais finalement le seul vrai écho de mon travail c’est ce putain de ratio sous chaque vidéo, ce même ratio qui me fait espérer en vain, douter trop souvent, sans autre possibilité que de prier Saint Algo que de me mettre en avant… Et sans me douter à un seul instant que le retour des gens pourrait être négatif xD

Ho putain, j’avais même pas imaginé que les gens pourraient ne pas aimer mon taf. Bon, je crois que je vais faire des shorts de chats à la place, à moi la TikTok money.

 
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from marud

Ouais, j’avance avec du mal, je le sais. Je jalouse ces gens qui arrivent à trouver le temps et l’énergie pour vivre leur vie en journée, se mettre devant la caméra à leur temps libre et balancer une vidéo le mois minimum.

Moi, de mon côté, je sais pas faire. J’ai aucune énergie, j’ai envie de foutre le cerveau sur pause, et j’avance pas… enfin… j’avance pas rapidement.

La prochaine vidéo est scriptée (14 pages et découpée en un peu moins de 80 scènes), la date de tournage est placée (1er novembre, YAY /o/) mais j’ai absolument pas l’impression de pouvoir tenir ce rythme. J’ai pas assez de matière, maintenant, pas assez de sujets à traiter. J’en vois… 3, grand maximum, avant d’être à sec.

Alors parfois oui, du neuf arrive, une bonne découverte ou une suffisamment merdique pour me permettre de faire de quoi écrire, mais je n’arrive pas à me projeter vraiment trop loin… et l’impression d’être en permanence en flux tendu m’angoisse…

Mais restons sur le sûr : la prochaine vidéo est prête à être tournée, et le thème sera 3 films français adaptés en jeu vidéo. Alors, vous me connaissez, j’essaie de trouver des trucs pas forcément trop connus, et bien là je pense avoir trouvé de quoi faire… forcément, vous vous en doutez, la qualité sera (pas) au rendez-vous et j'arrive tout de même à creuser suffisamment profond dans la fange pour trouver quelques jeux méconnus.

Quant aux prochaines vidéos, quant aux sujets à venir… je fais comme je peux.

 
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from marud

Parfois, on cherche l’inspiration quand on doit écrire ou composer quelque chose, et quand les idées viennent, me concernant, elles sont souvent prises dans un contexte. Certaines blagues, certaines thèmes, viennent de ce que je vois, j’entends ou lis, bien souvent teintées de politique.

Déjà, parce que la politique est un sujet sérieux, dans le sens où c’est important, mais aussi dans le sens où la politique actuelle est une vaste bouffonnerie triste, une véritable mine d’or pour mon inspiration. L’exemple en date c’est la petite vidéo sur des jeux pour réarmer la France. Le thème et sa conclusion me sont venus en écoutant le fabuleux discours de notre bon Président. C’était comme une évidence d’écrire dans ce sens. Ce sont des blagues qui se font toutes seules.

Et bien là, on arrive à un stade différent…

J’ai préparé un script sur un petit jeu que je trouve sympa, avec un choix de gameplay assez unique en soi (mais je vais pas vous spoiler, vous le verrez vous même quand elle sortira). Et cet élément de gameplay m’a amené à penser à une vanne qui me ramène à la situation actuelle de la politique Française et comment le tissu social s’émaille au fil du temps.

Les élections me font me dire que j’ai LA bonne vanne pour le moment. Alors… et bien mon tournage de vidéo se trouve avancé. Vendredi, je filme, j’essaie de la mettre en ligne tout de suite histoire d’arriver avant les résultats des élections. Tout ça pour une blague. Une blague dont la chute est arrivée avant même que je la prononce…

Bref.

Le 7 juillet 2024, s’il vous plait, allez voter, et faites moi mentir. Faites en sorte que ma blague que vous découvrirez avant tombe à l’eau.

 
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